Mercedes-AMG GTS

Le haut de la chaine alimenaire.

La ballade champêtre, l’une des spécialités de l’AMG GT.

La rétrospective sur l’AMG GT nous permet de comprendre et de contextualiser cette création de la marque à l’étoile. La sportive roule dans les traces de la magnifique SLS mais ne la remplace pas pour autant. Non, elle est ici en vitrine de la marque germanique, s’attaquant dans un marché ultra-concurrentiel, jonchée notamment par la 911. Le but de Mercedes-AMG semblait simple, créer une sportive, aux dimensions peu communes, tout alliant génie technique et mécanique. Le défi était de taille mais est-il réussi ? 

C’est un savant croisement entre un lion et un gépard, entre la puissance pur et l’agilité.

Extérieur : Une silhouette déjà culte 

L’extérieur est un subtil mélange de modernisme et d’héritage qui, tout en convergeant, donne une silhouette unique à la sportive de Stuttgart. La face avant intégre des feux totalement à LED avec une signature lumineuse sportive, fine et agressive. Les entrées d’airs aux extrémités du bouclier sont reliés par une ligne noir contrastant parfaitement avec le gris “Argent Iridium” de notre modèle d’essai. La calandre est ici le côté héritage de Mercedes, reprenant les motifs verticaux des 300 SL ayant obtenu une double victoire à la Carrera Panamericana en 1952 au Mexique. De surcroît, il est impossible de passer à côté de ce long et élégant capot, bombé et sculpté, il dynamise le design du coupé allemand. 

D’une silhouette simple, l’AMG GT se découvre dans ses détails.

Le profil est construit selon une silhouette fastback avec un arrière fuyant très élégant. On remarque aussi les jantes multibranches reprenant à la fois le design des voitures de courses avec cet écrou centrale mais aussi celui des jantes à rayon des années 60. Derrière elles, se cache des freins céramiques (une option à 8 350€) avec les étriers en orange dorée du plus bel effet. 

Le profil fastback permet un très bon Cx.

C’est une lettre d’amour à l’automobile, une ode à l’héritage de Mercedes.

L’arrière suit le dogme établi par l’avant, un dessin simple mais avec une myriade de détails. La lunette arrière se termine en forme de U et se voit encadré par ces deux ailes proéminentes donnant l’impression à l’AMG GT d’être encore plus basse et plus tassée. Pour donner un sentiment de largeur les feux arrières sont en longueur, comme ceux de la 300 SL, ils sont évidemment à LED et la signature est allongée. Ces derniers sont très bien travaillés avec notamment des reliefs en 3D pour les clignotant. Ils sont aussi épurés car les feux de recul et de brouillard arrière sont montés au niveau du diffuseur. Le coffre, y intégre le logo Mercedes et le modèle, et s’habille du léger arc de cercle comprenant un aileron escamotable, ce dernier, une fois levé, reprend cet arc de cercle, cassant la ligne fastback pour encore plus de sportivité. Le diffuseur arrière comprend 4 sorties d’échappement dans la pur tradition AMG. 

Les hanches musclés et les feux allongés donnent un tempérament bien trempé à ce coupé.

En bref, l’AMG GT semble sculpté par le vent avec une design simple en apparence. Mais l’on découvre la voiture en s’y approchant, en distinguant tout les éléments de design et détails qui forgent le caractère de la sportive allemande. C’est une réussite, et cela ne serait pas une surprise si le dessin de l’AMG GT vieillisse très bien et devienne un classique. 

Selon Maslow le besoin primaire est le besoin physiologique, l’AMG GT rentre dedans.

Intérieure : Un beau mariage 

C’est ce qui nous chiffonne sur les sportives (et sur toutes les autos en général) de ces dernières années. Tout fait la part belle au digital, et les émotions s’en vont avec. En effet, il est bien moins satisfaisant que d’appuyer sur un écran, où tous les endroits sont les mêmes que sur un bouton bien usiné, qui au toucher, à la pression se distingue des autres. Et ici, Mercedes-AMG fait très fort en alliant, touché de l’ancien et commande numérique ultra cohérente. 

En mode ballade l’AMG GT se révèle douce et docile.

Mais avant cela, commençons par le commencement. Notre modèle d’essai est équipé des sièges Performance AMG, au magnifique design et à la bonne position de conduite. Ceux-ci sont couplés à un cuir marron étendu donnant une magnifique combinaison avec l’Argent Iridium de l’extérieur. Le volant est habillé de carbone sur les parties hautes et basses et d’alcantara sur les côtés. Les contrôles sont eux en aluminium. Les deux compteurs analogiques ont laissés place à un écran au design réussi avec le compte tour au centre et une très bonne résolution. A son côté se trouve l’écran multimédia très bien intégré avec en dessous de lui 4 aérateurs ronds et la console centrale. 

L’interieur créé un très beau mélange des materiaux.

Cette dernière est une magnifique pièce d’aluminium et de carbone. En son centre, on y trouve les commandes de climatisation puis un vide poche, qui, fermé, peut accueillir un téléphone. C’est très bien pensé. Toujours au centre, on y trouve le pad afin de contrôler l’écran multimédia et le sélecteur de vitesse et aluminium et alcantara. Les parties exterieur en aluminium de cette console centrale créer un “V” qui intègre 4 boutons de chaque côté faisant penser à la disposition du V8. Ces derniers sont des petit écrans LCD se révélant une fois le contact mit. Le passager profite lui d’un espace descend pour la catégorie avec une boite à gant spacieuse. Derrière les sièges la bar de renfort est en carbone et sépare le cockpit d’un coffre de 285 litres, soit plus deux fois plus qu’une 911 (avec 132 litres). Ainsi avec votre AMG GT vous pourrez partir en vacance deux fois plus longtemps qu’avec une 911. Ainsi l’intérieur de l’AMG GT est un très bel endroit pour évoluer, avec une finition absolument irréprochable et un souci du détails bien ancré. Une mention spéciale pour le sublime bouton de démarrage. 

Ce qui devait être une simple ballade se transforme en session de shoot d’adrénaline.

La console centrale en aluminium renforce l’aspect sportif et désagrège le passager du conducteur.

Conduite : Entre rigueur et caractère 

C’est en mouvement que l’on profite au mieux de l’AMG GT. Le V8 Biturbo de 4 litres développe 522 chevaux et est position centrale avant, couplé à une boite de vitesse AMG à 7 rapports AMG Speedshift DCT en position arrière. Ainsi la répartition des masses est idéale avec 53% à l’avant et 47% à l’arrière. Les premiers tours de roues sont étonnant de souplesse, le V8 coupleux est très agréable, la boite de vitesse bien calibrée et parfaitement étagée est très réactive. La suspension est dur mais elle n’en devient pas inconfortable pour autant, avec une compression et une détente préventive et bien réglée. De plus l’AMG GT change de comportement en fonctions des nombreux mode de conduite, on y trouve : Wet (pour route mouillée) ; Individual (vous permettant de régler différent paramètres de la voiture) ; Comfort (le mode en plus préventif et “confortable”) ; Sport ; Sport Plus (la suspension devient plus raide, les passages de rapport s’effectuent plus haut et plus violemment ainsi que le bruit plus présent) et pour finir, Race (coupant partiellement ESC et libérant totalement l’échappement). Afin de se familiariser avec le gabarit du véhicule les premiers kilomètres sont en mode confort. Entré sur l’autoroute et à 130 kilomètres heures, l’AMG GT se veut silencieuse et plantée au sol, on aurait pu continuer et faire des centaines de kilomètres tant le coupé réagit bien et est confortable. Mais on décide de sortir pour trouver des petites routes afin de comprendre les qualités dynamique de la sportive. 

À la conduite l’AMG GT est irréprochable.

Les mises en mouvement sont vives.

On passe en volé tous les modes de conduites, qui rendent le volant plus précis et dynamique avec une meilleure remonté d’information, un amortissement plus raides, un moteur plus réactif et une bande sonore plus présente. Puis on arrive en Race, et arrive avec les retours à l’échappement qui vont avec. Dans un premier temps on réalise des changements de cap extrêmement dynamique avec aucune perte d’adhérence, bien aidée par une parfaite répartition des masses. En agrèment on retrouve ici 4 roues directrices aidant les maneouvres à basse vitesse et la stabilité lors des passages plus soutenu. L’inscription en virage est précise et la sortie sur un filet de gaz pose littéralement l’AMG GT au sol lors du transfert des masses. De surcroît, la boite de vitesse placée sur l’essieu arrière permet à ce dernier de très difficilement se dérober. C’est un savant croisement entre un lion et un gépard, entre la puissance pur et l’agilité. Le coupé de chez AMG est très compliqué à prendre en défaut. Sur petite route l’étagement long de la troisième permet d’utiliser seulement celle-ci et la seconde (qui est celle que l’on utilise le plus fréquemment). On enclenche jamais la quatre, car le rapport précédent culmine à plus de 130 kilomètres heures. Pour ralentir la cadence on est équipés de freins en céramique avec une force de freinage bluffante avec une attaque de pédale ferme mais utilisibale au quotidien. Même avec tout l’équippement électronique, l’AMG GT a un comportement survireur, ce qui la rend très attachantes avec un réel caractère mais convergent avec un très haut niveau de rigueur avec, notamment, un comportement facile à anticiper. Et puis, ce qui devait être une simple ballade se transforme en session de shoot d’adrénaline, la puissance ne s’arrète jamais et le couple ne se perd pas haut dans les tours. Mercedes est, aussi arrivé, nottamment grâce à la position des turbos dans le “V” à considérablement réduire le “turbo lag”. C’est en tout point addictif. Selon Maslow le besoin primaire est le besoin physiologique, l’AMG GT rentre dedans.

La grille Panamericana rajoute du cachet à la sportive de Stuttgart.

La nuit tombé nous allons voulu voir si ce dynamisme infligeait un quelconque handicape lors d’une évolution en zone urbaine, alors nous avons mis les voiles vers Paris, tard le soir. Nous émergeons sur le périph’, comme à notre habitude nous nous soumettons aux limites de vitesse avec le régulateur sur 72 kilomètres heures. Le silence et le confort en est surprenant et, à quelque centimètre du sol, on a une sensation de vitesse très agréable. Une GT3 Touring s’amène à mon niveau, les deux occupants me font tout les deux des pouces, preuve que l’AMG GT suscite de l’émotion chez tout le monde. Nous sortons à Porte de Champerret et redescendons vers notre lieu de villégiature en passant par le 17ème, le 16ème, le 7ème… L’AMG GT reste très à l’aise même sur les routes minées de nid de poule de notre chère capitale. Démarrer d’un feu rouge doucement en mettant plusieurs secondes pour aller à 50 est très satisfaisant, on sent ce V8 à l’avant qui meut les 1 tonnes 600 dans un grondement investissant toute la cabine. L’AMG GT vous fait saisir le moment et ne plus jamais le lacher. Et une fois rentré, on coupe le moteur, comme la dernière page d’un bon livre, on lit les remerciements, le logo Mercedes et AMG, puis on le ferme, et on attend, ces quelques secondes qui nous font prendre du recul sur ce qu’il vient de se passer.

L’AMG GT vous fait saisir le moment, et ne plus jamais le lacher.

Ainsi, à la conduite l’AMG GT est irréprochable, impressionnante par sa polyvalence, son caractère mais aussi par sa rigueur. L’AMG GT nous a fait sourire et rigoler et à créer des magnifiques réactions chez les autres automobilistes et piétons, du pouce lever des adultes aux cris des enfants. Cette AMG GT, fait de l’effet, et pas seulement derrière son volant. C’est n’est pas seulement une création d’ingénieurs talentueux, rivés sur des teableaux Excel toute la journée, non, c’est une lettre d’amour à l’automobile, une ode à l’héritage de Mercedes ; Et la promesse d’un très beau voyage.

Les jantes sont un ouvrage parfait.

Note, mention et conclusion

Note : 84/100

Extérieur – 18/20

Intérieur – 18/20

Moteur – 18/20

Dynamisme & Sensations – 18/20

Confort & Praticité – 12/20

L’AMG GT n’était pas un pari réussi d’avance. Dans un secteur très concurrentiel Mercedes a tiré son épingle du jeu en proposant une voiture explosive et pleine de caractère. L’alliance d’un design simple, à un intérieur confortable, bien fini et a une polyvalence d’utilisation en font une référence du secteur et un très bon moment d’automobile passé derrière son volant. Maintenant une envie émerge… essayer la version GTR. 

Un grand merci à Mercedes-Benz France pour leur confiance, en particulier à Hugo pour son dévoument et à Jean-Luc pour son acceuil.

Galerie photo

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