Mercedes-Benz Classe S

Convergence.

Peu de voitures ne demandent aussi peu d’introduction. La Classe S est plus qu’une simple automobile, c’est un statut social, un statut diplomatique sans précédent. Malgré une concurrence toujours plus féroce l’ultra luxueuse berline allemande ne fléchit pas. Pour autant, afin de conserver et creuser son avance Mercedes se devait de remplacer sa W222 commercialisée depuis 2013, dont plus d’un demi-million d’exemplaires ont été écoulés.

Ainsi, la W223 naquit, plus ambitieuse, technologique et raffinée que jamais elle se doit de tracer les futures lignes directrices de la marque à l’étoile sur les 7 prochaines années. Mais que vaut-elle sur la route ? 

On ne conduit plus, on survole la route et aucune turbulence ne vient perturber le voyage.

Discrétion assumée 

La version W223 de Classe S est plus discrète que ses ancêtres sur bien des points. Les optiques sont plus simples et plus petits, ils disposent pourtant des toutes dernières technologies souhaitables. Cette nouvelle version ne fait pas défaut aux traditions, l’étoile trône sur le capot et la calandre est béante et chromée. Le seul défaut sur cette face avant est l’intégration de la caméra qui semble avoir été pensée au dernier moment, ne recevant pas le même traitement que les radars qui, quant à eux, sont superbement intégrés.

Le profil fait de la résistance, il est très similaire à l’ancienne version. Nous noterons, évidemment des poignées de porte rabattables très ergonomiques à l’utilisation. Notre modèle d’essai reçoit des jantes forgées de 20 pouces polies qui donnent un aspect très luxueux à cette Classe S, se mariant bien avec l’encadrement en chrome des vitres. 

La poupe est lieu de changements, même s’ils sont mineurs. Les optiques sont désormais triangulaires et nous gratifient d’une petite danse de lumière lors de l’ouverture et de la fermeture du véhicule. Une baguette chromée vient joindre ces derniers afin de donner du caractère à la berline allemande. 

Cette nouvelle version de la Classe S est plus ronde et plus consensuelle, son internationalisation est une des raisons qui expliquent cela. L’ouverture de nouveaux marchés oblige Mercedes à faire converger les désirs dans un véhicule tout en tenant compte des différences culturelles de ses futurs utilisateurs. Et cela nous semble réussi. 

Les places arrière […] offrent des prestations digne de la première classe d’un A380

Page blanche

Vous trouvez l’extérieur dénué d’évolution, alors l’intérieur devrait vous faire changer d’avis. J’étais sceptique quant à l’arrivée de cette dalle et de son nouveau système multimédia. Serait-il à la hauteur de nos espérances, serait-il aussi facile à utiliser que nos bons vieux boutons physiques, les menus seront-ils ergonomiques ? Dès la première utilisation, ce nouveau système a balayé tous mes doutes d’un revers de la main. Cette nouvelle dalle s’intègre parfaitement dans le dessin de l’intérieur, les menus sont d’une simplicité déconcertante et le système en lui-même est d’une fluidité digne des créations de la firme de Cupertino. À l’utilisation on ne le remarque même pas tant il convient à nos besoins, à la manières du smartphone que vous avez en poche. 

Que dire de ce nouveau volant, formant un “V” en noir laqué intégrant, pour la première fois des touches tactiles et physiques à la fois, ou de cet écran du combiné d’instrumentation pouvant passer en mode 3D. Tout est exquis dans cette nouvelle version de la Classe S, jusqu’au nouveau système son 4D Burmester, envoyant des vibrations dans les sièges. 

Les sièges offrent un confort irréprochable tout comme la finition dans son ensemble. J’ai bien tenté de trouver des parties de mauvaises factures, mais rien. Chaque centimètre carré de cet intérieur a été pensé pour délivrer une expérience unique. 

Les places arrière bénéficient, sur notre modèle d’essai, du pack Business (une option à 34 000€ tout de même), offrant des prestations digne de la première classe d’un A380. Deux écrans, massages, tablettes recouvertes de cuir… La liste serait trop longue pour tout énumérer. Je pourrais vous parler de toutes les technologies présentes, mais le site de Mercedes-Benz dédié à cela le fera bien mieux que moi. Mais je peux vous retranscrire les sensations d’un tel intérieur et cette impression de sécurité permanente sans être intrusive. Il serait faux, pour autant, de dire que l’on se sent comme dans un salon, car je ne me sens pas aussi bien dans mon salon. 

Le rayon d’action atteint allègrement les 900 kilomètres, permettant des trajets transcontinentaux sans le moindre effort.

Equilibre 

Le modèle à l’essai est une version 350d, un 6 cylindres diesel développant 286 chevaux. Je fis, le premier soir, 350 kilomètres uniquement sur autoroute et c’est à ce moment que j’ai compris cette phrase, un peu bateau sur les bords “Classe S, c’est Classe S”. En effet, rien ne semblait l’arrêter, j’avalais les kilomètres sans aucun bruit d’air comme sur un tapis volant. La direction était précise, le châssis prévenant, la suspension confortable. Je savais que je ne pouvais pas être dans une meilleure voiture à ce moment, pour faire ce que je faisais. 

Le lendemain j’ai pu essayer la berline allemande sur des routes plus sinueuses où elle n’était pas à son aise, même avec l’armada technologique censée améliorer les passages en courbe. La Classe S se défend pourtant bien sur le côté du dynamisme mais l’empâtement de géant et la masse de deux tonnes n’en fait certainement pas une voiture de sport. Comme écrit précédemment, le confort atteint son paroxysme avec cette génération, la suspension permet de gommer toutes les aspérités de la route. On ne conduit plus, on survole la route et aucune turbulence ne vient perturber le voyage. Les ingénieurs de la marque à l’étoile ont aussi travaillé l’acoustique, résultant d’un silence monacal imprégnant l’habitacle à n’importe quelle vitesse. Le champ lexical de l’aéronautique ne s’arrête pas là, grâce au très onctueux moteur diesel, le rayon d’action atteint allègrement les 900 kilomètres, permettant des trajets transcontinentaux sans le moindre effort.

Même si cette nouvelle version est un délice au volant Mercedes met beaucoup d’efforts pour développer des systèmes de conduite autonome. Désormais, cette version W223 est capable de se conduire toute seule de 0 jusqu’à 60 km/h (sur voie rapide), très relaxant dans les embouteillages. Mercedes intègre aussi, pour la première fois, des roues directrices arrière pivotantes jusqu’à 10° devenant très effectif sur des véhicules de 5,30 mètres de long. Avec cette technologie, la limousine allemande se comporte comme une compacte, idéale dans les parkings et les petites rues. 

Il serait faux, pour autant, de dire que l’on se sent comme dans un salon, car je ne me sens pas aussi bien dans mon salon.

Pensée : Adoptée par tout le monde

La Classe S est très attrayante mais contrairement à des voitures sportives, tout le monde peut l’apprécier. J’ai passé le week-end avec des gens formidables, n’étant pas intéressés par l’automobile, de près ou de loin. Et chaque personne, fut absolument extasiée par la nouvelle Classe S, passant la moindre petite seconde à toucher chaque bouton, essayer chaque massage, complimenter le confort de la voiture… Et les mots que l’on entend le plus sont : “Oh mais c’est quoi ça ?” “Ah non, mais ce n’est plus une voiture” “C’est possible d’échanger ma maison pour la voiture ?”. Ces phrases se suffisent à elles-même afin de résumer cette nouvelle berline. Finalement, malgré une addition salée s’élevant à plus de 150 000€ pour notre modèle d’essai, cette nouvelle Classe S semble universelle ; Tout le monde semble se l’approprier malgré sa connotation très élitiste. Qui plus est, lorsque l’on compare la concurrence, le tarif de cette berline semble raisonnable, sachant que pour des prestations de luxe encore plus élevées le monde de Rolls-Royce ou Bentley s’ouvrira à vous et cette fois, la facture doublera. 

L’avis féminin : Aller simple vers le bien-être.

Je pense que l’essai de la classe S a été une expérience inoubliable, et je dis cela en tant que personne qui ne raffole pas des voitures. C’est probablement la voiture la plus confortable dans laquelle je me suis jamais assis. Elle m’a également donné l’impression d’être une voiture très fiable, idéale pour les longs trajets. Les options incluses dans ce modèle spécifique m’ont donné l’impression que je ne voulais pas descendre de la voiture.

Par : Margherita Buso

Un silence monacal imprègne l’habitacle, à n’importe quelle vitesse.

Note, mention et conclusion

Note : 82/100

Extérieur – 16/20

Intérieur – 19/20

Moteur – 14/20

Dynamisme & Sensations – 13/20

Confort & Praticité – 20/20

L’Allemagne compte beaucoup de symboles, comme les bretzels, les Birkenstock, la porte de Brandebourg, le Bundestag, les saucisses au petit déjeuner mais aussi la Classe S. Et cette nouvelle version (finement dénommée W223) ne fait pas exception à l’excellence et à la rigueur d’Outre-Rhin.

Un grand merci à Mercedes-Benz France, en particulier à Julien et Jean-Luc qui rendent nos essais aussi agréable.

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