Land Rover Range Rover Velar P400e

Le milieu.

Comme beaucoup de personnes, avant 2017 vous vous disiez sûrement que le Range Rover Evoque était trop petit et le Range Rover Sport un peu trop gros. Mais ce sentiment changea forcément en 2017 avec l’arrivée, au salon de Genève, du Range Rover Velar. Plus qu’un modèle venant combler un manque, le Velar préfigura le design que l’entreprise Britannique prendrait sur les prochaines années. Et aujourd’hui, 5 ans après, le Velar n’a pris aucun coup de vieux, c’est d’autant plus vrai que lors du restyling, Land Rover ne toucha en rien le dessin extérieur, tout n’était que technologie et écran. 

Les plus assidus remarquont tout de même que ce n’est pas le premier article d’un Velar sur le site. En effet, fin 2019 j’essayais la version diesel de 240 chevaux, aujourd’hui c’est le très distribuée P400e hybride qui m’accompagne, bien plus dans l’air du temps. 

Voici un roadtrip de plus de 2 000 kilomètres, documenté à l’iPhone donnant un aperçu de la vie en Velar.

Un bon compagnon 

Nous sommes jeudi et le programme est pour le moins chargé. Alors que je récupère vers midi le Velar dans sa robe rouge, je dois passer chez moi récupérer mes affaires, puis faire un saut dans le VIIè arrondissement avant de mettre les voiles sur Coquelles, ville à côté de Calais pour prendre l’Eurotunnel et achever mon périple au sein de la capitale Britannique. Il n’y a pas de temps à perdre, commenceant sur le mode hybride et en ville, le Velar favorise le moteur électrique affichant une autonomie de 40 kilomètres, qui se traduira par un très respectable 38 kilomètres réel. Première bonne surprise, du parc presse à chez moi, soit un peu plus de 40 kilomètres, la consommation s’établit autour de 1,2 litres au 100 kilomètres rendant plus qu’appréciable le Velar dans un effort quotidien. Les bons reflexs reviennent et je mets à charger dès mon arrivée afin de profiter au plus de la conduite électrique en ville. Malheuresement, après mon escapade intra-muros, la batterie se retrouve totalement déchargée et en plein traffic impossible d’utiliser la regénération, mais passons, la capitale est désormais derrière moi et l’A1 montre le bout de son nez. 

Le Velar était si à l’aise en ville que je commençais à me demander si le dernier né de la gamme Range Rover s’en sortirait sur autoroute. Après l’aéroport Charles de Gaulle passé, créant au passage une limite officieuse entre Paris et la Province (concernant la congestion des routes, évidemment), je profite du Velar dans un autre environment. A la vitesse réglementaire il est presque absent, pas un bruit de roulement, ni d’air, le 4 cylindres de 2 litres ne se fait pas entendre et l’overdrive du 7e rapport est le bienvenue. J’ai donc ma réponse, le Velar est pour le moment aussi convaincant en ville que sur autoroute, et même surprenant sur ce dernier terrain. Le design plus élancé que ses grands frères Range Rover Sport et Range Rover, lui permet une pénétration dans l’air meilleure et donc moins de bruit mais surtout plus de stabilité. La direction plus asservie est aussi la bienvenue permettant de garder un cap sans avoir à recalibrer perpétuellement comme sur le Range Rover. 

C’est ma sortie, signée A26, indiquant une autoroute vide et pleine de végétation. C’est toujours, d’après moi l’itinéraire de choix pour rejoindre le nord de la France, A1 puis A26. Mon voyage se rythme au son des moustiques s’écrasant sur le pare-brise et ce beau couché de soleil venant clore cette partie de mon voyage. Puis imanquablement, le shuttle d’Eurotunnel me saute à la figure. Après un check-in rapide, je profite des installations Flexi+ pour me restaurer. C’est de loin la meilleur choix pour voyager en voiture au Royaume-Unis. Dans quelques instants, le Velar et moi serons dans un train, direction l’autre côté de la Manche ! 

De retour sur sa terre natale 

Le Velar pose pneu à terre dans son pays d’origine, celui qui l’a vu prendre vie ! Après quelques réglages avec l’excellent système d’info-divertissement afin de régler la vitesse des compteurs en miles par heure et les optiques en mode conduite à droite, afin de ne pas éblouir nos voisins, je peux profiter du réseau quelque peu vieillissant du Royaume-Unis. A 70mph (environ 110km/h) le Velar est encore plus imperceptible et seule la voix du GPS me rappelle que je suis en voiture ! Après quelques kilomètres de M20, M25 (l’équivalent du périphérique à Londres) et de A2, les lumières de Londres commencent à éclairer le ciel de cette nuit de juin. Je remonte doucement les bords de la Tamise et les locaux semblent apprécier la robe de ma monture. Conduire dans Londres peut sembler un challenge mais la capitale anglaise est si bien indiquée que se tromper est complexe. Me voilà arriver, à 23 heure, heure locale, à mon hôtel, où, en verrouillant le Velar je me retourne pour jeter un dernier coup d’œil avant de plonger dans les bras de Morphée, à cette machine qui semble ne pas pouvoir être mise en difficulté pour le moment. Et maintenant, au lit, car demain le réveil sonnera tôt avec comme adresse dans le GPS : Goodwood. 

Bon, le dernier paragraphe n’est pas totalement autobiographique et certains passage ont été romancés. Garer le Velar dans Londres fut tout de même plus compliqué que prévu et, évidemment, après 6 heures de trajet, l’envie de manger était présente. Ainsi, au moment de me lever j’accuse la fatigue d’hier mélangé avec l’excitation d’aller au rassemblement automobile le plus important d’Europe. Le Velar est toujours un aussi bon compagnon et sa masse reduite par rapport a son grand frere le Range Rover Sport en fait une automobile vraiment versatile meme sur petite route. Les mouvements de caisse sont bien contenus et la suspension, une fois en mode sport, reste très prévenante. Pour autant, la direction reste très floue surtout en mode confort lorsque le rythme se hausse ou la mise ne confiance n’est pas direct.

Mais le soir venu, une fois être de retour à Londres, mon lieu de villégiature pour ces 4 jours, un premier petit defaut apparait. En ville, avec seulement le moteur thermique, sans l’aide le l’électrique, la consommation est élevée. C’était deja l’un des point noir du Range Rover et Range Rover Sport, sans le moteur electrique, le petit 4 cylindres de 2 litres s’éssoufle vite. Sur autoroute cela n’est pas perceptible mais en ville on sent la nécessité d’avoir une batterie chargée si l’on veut profiter au maximum de ce Velar hybride. Mais nous voila lundi, apres un deuxième aller-retour à Goodwood le dimamche, je dois mettre les voiles vers le sud de l’angleterre et Folkstone, l’homologue de Coquelles mais du côté anglais. Vous l’avez deviné mais ceci signe la fin de notre escapade Britannique. Et mon bon compagnon que représente le Velar fût aussi d’une grande aide en rendant les bouchons pour sortir de Londres presque agréable. Apres une centaine de kilomètres compliquée à cause d’un trafic dense, les panneaux de signalisation affichent “Folkstone Eurtotunnel” et puis, écrit en blanc sur le sol “France”

La Manche, dans l’autre sens

Juste avec ce petit mot “France” peint sur le sol je me sentais déjà un peu à la maison. Le retour ne fût ni plus ni moins que le miroir de l’aller, tout se passe bien et cette fois je m’engage dans le compartiment de l’Eurotunnel pour les camionettes qui en réalité est utilisé en majorité par des SUV et sportives plus larges qu’une voiture conventionelle. 

Mais de retour en France avec l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) réseau autoroutier du monde, il est venu le temps de conclure cette aventure et de réfléchir sur la place de se Velar dans la gamme. 

La gamme Range Rover est homogène, mais le Velar pourrait être celui qui l’emporte. Le Range Rover affiche un prix élitiste et son design de boite a chaussure en font une voiture pas si à l’aise sur autoroute et s’écrasant du a son poids sur petites routes. J’ai le souvenir d’avoir fait pas loin de 5 heures de conduite sur des départementales avec la version L461 il y a de cela 2 ans et je me rappelle encore mon état de fatigue le soir venu. Obligé en permanence de d’ajuster la trajectoire, d’être concentrer sur le gabarit… Mais alors, le Range Rover Sport dans tout cela ? Il n’est pas aussi confortable qu’il devrait l’être et n’est pas sportif pour autant. Quant a l’Evoque, il ne peut prétendre a être utilisé de la même manière que les trois autres, du a son segment de petit SUV. 

Il reste donc le Velar, sans doute le plus sportif de la gamme et avec un confort se raprochant du Range Rover Sport. Pour 20.000 euros de moins vous bénéficiez de toutes les qualités sans l’encombrement excessif. C’est le choix de la raison.

Note, mentions et conclusion :

Score : 81/100

Extérieur – 16/20

Intérieur – 14/20

Moteur – 12/20

Dynamisme & Sensations – 13/20

Confort & Praticité – 16/20

C’est un choix cornélien de faire un choix dans la gamme Range Rover. Mais si c’est la raison qui vous guide, le Velar semble, a tout point de vue être la voiture la plus homogène. Epoustouflant de part sa versatilité le Velar a comblé toutes nos attentes.

Merci à Hyundai France et en particulier à Clara.

Posts created 59

Related Posts

Begin typing your search term above and press enter to search. Press ESC to cancel.

Back To Top